Paris, le 30 septembre 2026
Freeland publie la première édition de son baromètre annuel consacré à la place des travailleurs indépendants dans les entreprises françaises, réalisé par Selvitys auprès de 500 décisionnaires en entreprise sur tout le territoire. Alors que la France compte près de 2 millions de travailleurs indépendants, l’étude déplace le regard : non plus sur les freelances eux-mêmes, mais sur les entreprises qui y font appel. Elle révèle une pratique désormais généralisée, en croissance continue, et guidée par une logique de compétences bien plus que par la recherche d’économies.
Le recours aux freelances s’est imposé dans le fonctionnement quotidien des entreprises. 61 % collaborent avec 2 à 5 indépendants par an, et le volume croît avec la taille des équipes : 62 % des départements de 100 personnes et plus travaillent avec 6 freelances ou plus.
La dynamique est nette sur les cinq dernières années et devrait se poursuivre : 93 % des répondants prévoient de maintenir ou d’augmenter leur recours dans les douze prochains mois. Les fonctions marketing et communication sont les plus dynamiques (75 % ont augmenté leur recours en cinq ans), tandis que l’IT, équipé depuis de plus nombreuses années, entre dans une phase de stabilisation.
Contrairement à une idée répandue, les entreprises ne se tournent pas vers les freelances d’abord pour réduire leurs coûts ou éviter un engagement. Les deux premières motivations sont l’accès à des compétences rares ou spécialisées, introuvables en interne, et la flexibilité (52 % chacune) ; l’accès aux compétences culminant à 61 % dans les départements « Ventes / Commercial ». Le coût n’arrive qu’en troisième position (34 %) et l’absence d’engagement dans la durée bonne dernière (21 %).
Pour près d’un répondant sur trois (30 %), le recours aux indépendants constitue désormais un mode de fonctionnement structurel et durable.
83 % des entreprises attribuent une note de 7/10 ou plus aux freelances avec qui elles collaborent, pour une note moyenne de 7,9/10. Ce score grimpe à 96 % dans les départements IT, les plus aguerris à ce mode de travail.
Fait notable : lorsque la collaboration déçoit, la compétence technique n’est presque jamais en cause (17 %). Le principal point de friction relève de l’intégration dans l’équipe et la culture de l’entreprise (53 %), ce qui explique que 87 % des entreprises se soient dotées d’un processus d’intégration au moins partiellement formalisé.
Seules 12 % des entreprises n’ont pas recours aux freelances, et rarement par rejet : 44 % d’entre elles invoquent avant tout une préférence pour les contrats salariés (CDI, CDD). Surtout, cette réticence n’a rien de définitif car 41 % envisagent de recourir à court ou moyen terme à des freelances et seules 11 % l’excluent quoi qu’il arrive. Une meilleure sécurité juridique et une baisse du coût perçu (27 % chacune) sont les principaux déclencheurs identifiés.
Laurent Grandguillaume, CEO de Freeland, déclare :
« Cette première édition confirme ce que nous observons au quotidien : le recours aux indépendants n’est plus une variable d’ajustement, mais un mode d’organisation à part entière, et ce quelle que soit la taille de l’entreprise. Les résultats battent en brèche une idée tenace : on ne fait pas appel à un freelance pour dépenser moins, mais pour accéder à une compétence et gagner en réactivité. Le vrai enjeu des entreprises n’est déjà plus de savoir si elles doivent y recourir, mais comment mieux intégrer ces talents. »